Opération du nystagmus
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Vous ou votre enfant atteint d'un tremblement des yeux appelé
nystagmus. Cette instabilité des yeux est le plus souvent
congénitale, mais peut aussi apparaître au cours
de la vie. Quand un nystagmus n'est pas congénital, mais
également dans certain cas de nystagmus présent
depuis la naissance, il est recommandé de faire un examen
neurologique approfondi pour en rechercher la cause.
Le nystagmus est responsable d'une mauvaise
vision (amblyopie) gênant la scolarité de l'enfant,
la vie professionnelle de l'adulte, et bien sûre la conduite
de tout véhicule.
Ce tremblement des yeux entraîne volontiers une position
anormale de la tête et est associé dans la moitié
des cas à une déviation des yeux (strabisme).
Votre ophtalmologiste vous propose une opération susceptible
d'améliorer votre état.
Cette fiche contient l'information sur l'opération qui
vous est proposée, sur ses résultats et sur ses
risques.
Pourquoi opérer le nystagmus ?
Cette opération à pour but de tenter se stabiliser
le plus possible les yeux, de redresser la tête s'il y a
lieu, de réduire ou faire disparaître une déviation
des yeux, parfois d'essayer d'améliorer la vision.
Hospitalisation : cette chirurgie se pratique
sous anesthésie générale,
nécessitant une hospitalisation adaptée à
chaque cas généralement 48 H à 3 jours).
Technique : l'intervention consiste à
déplacer le regard en agissant sur les muscles de l'oeil,
de manière à mettre dans la position tout droit
la position privilégiée ou le nystagmus est moindre.
Il existe de nombreuses techniques chirurgicales : un ou plusieurs
muscles, sur un ou deux peuvent être opérés.
C'est au cours des consultations précédant l'intervention
que votre ophtalmologiste décide du nombre de muscles à
opérer en fonction de la complexité du nystagmus
et de la déviation à traiter. Pendant l'opération,
l'ophtalmologiste peut modifier le plan prévu surtout lorsqu'il
intervient sur un oeil déjà opéré.
Plusieurs opérations peuvent être nécessaires
pour arriver à un résultat satisfaisant.
Évolution post-opératoire habituelle
Dans les jours qui suivent l'intervention, les yeux sont rouges.
Il peut exister une gêne visuelle passagère, des
picotements et un larmoiement, parfois des maux de tête.
Tous ces signes disparaissent avec un traitement local (gouttes
et pommade). La cicatrisation complète de la conjonctive
demande plusieurs mois.
Résultats de l'intervention
Un meilleur confort visuel, dans certains cas une amélioration
de la vue, de la position de la tête, un réalignement
correct des yeux peuvent être obtenus après une opération,
mais souvent après plusieurs opérations seulement.
Le nystagmus est diminué, mais il ne disparaît pas
totalement. Il peut même réapparaître dans
les mois ou les années qui suivent l'opération.
Une surveillance régulière par votre ophtalmologiste
est nécessaire.
Enfin, l'opération ne supprime pas le port de lunettes
correctrices quand elles sont nécessaires pour assurer
la meilleure vision possible.
Les complications de l'opération du nystagmus :
L'opération du nystagmus n'échappe pas à
la règle générale selon laquelle il n'existe
pas de chirurgie sans risque. Il n'est donc pas possible à
votre ophtalmologiste de vous garantir la réussite de l'intervention.
Les complications de la chirurgie sur les muscles de l'oeil sont
rares :
Des cicatrices conjonctivales exubérantes ou un kyste
conjonctival peuvent nécessiter un traitement complémentaire
s'ils ne disparaissent pas.
Certains opérés peuvent voir double de manière
passagère. Le plus souvent ce trouble disparaît spontanément,
mais il peut être nécessaire d'envisager un traitement
complémentaire et parfois une nouvelle intervention.
Les complications sévères de cette opération
sont rares :
La rupture d'un muscle ou la perforation de la paroi de l'oeil
lors de la réinsertion des muscles sont exceptionnelles
et imprévisibles, liées à des conditions
anatomiques anormales ; elles nécessiteront également
un traitement complémentaire.
La perte de la vision est rarissime par infection, inflammation,
hémorragie, ou par occlusion vasculaire.
A titre tout à fait imprévisible, et ce chez des
patients génétiquement prédisposés,
une anesthésie générale peut induire une
hyperthermie maligne nécessitant une réanimation
et un traitement spécifique.
Votre ophtalmologiste est disposé à
répondre à toute question complémentaire
que vous souhaiteriez lui poser.
Les dispositions réglementaires font obligation au
médecin de prouver qu'il a fourni l'information au
patient. Aussi vous demande-t-on de signer ce document dont
le double est conservé par votre médecin.
Je soussigné .................................................................................................
reconnais que la nature de l'intervention, ainsi que ses risques,
m'ont été expliqués en termes que j'ai
compris, et qu'il a été répondu de façon
satisfaisante à toutes les questions que j'ai posées.
J'ai disposé d'un délai de réflexion
suffisant et
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