Société Française d'Ophtalmologie
C.O.U.F.
Collège des Ophtalmologistes
Universitaires de France

 



La malvoyance touche plus de 700.000 personnes en France. Elle peut prendre plusieurs formes :

  • La baisse de l’acuité visuelle au dessous de 3/10 selon les critères de l’OMS
  • Le rétrécissement du champ visuel à moins de 30° qui rend la conduite automobile impossible.

Elle devient très handicapante quand l’acuité visuelle est au-dessous de 1/10 ou le champ visuel rétréci à moins de 10°.

Les causes de la malvoyance sont multiples mais le plus souvent en rapport avec une maladie de la rétine ou des nerfs optiques.

Il y a les affections héréditaires, par exemple :

  • La rétinopathie pigmentaire qui détruit progressivement les bâtonnets puis les cônes et altère le champ visuel et l’acuité visuelle
  • Les dégénérescences de la macula comme la maladie de Stargardt (la macula est la partie centrale de la rétine qui permet d’avoir une bonne acuité)
  • Les atrophies des nerfs optiques.

Mais les causes les plus fréquentes sont les causes acquises et qui atteignent donc plus fréquemment les personnes âgées :

  • La DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) qui provoque une baisse d’acuité visuelle
  • Le glaucome qui altère les nerfs optiques et rétrécit le champ visuel
  • Le diabète qui provoque des lésions de la rétine qui, si elles ne sont pas soignées à temps, peuvent conduire à la malvoyance.


La première phase de la prise en charge de la personne malvoyante est évidemment médicale : diagnostic et traitements s’ils sont possibles.

Mais lorsque la personne est définitivement malvoyante et qu’il n’y a pas ou plus de traitement susceptible d’améliorer sa vision, elle peut bénéficier d’une rééducation adaptée par une équipe multidisciplinaire “basse vision” qui comprend des médecins, des orthoptistes spécialisés, des ergo-thérapeutes, des opticiens…

Elle va comprendre plusieurs temps :

  • Évaluer son handicap visuel mais surtout ses capacités visuelles restantes : acuité visuelle, difficultés pour la lecture , difficultés pour se déplacer ou faire les actes de la vie courante …
  • Définir un plan de rééducation qui comporte plusieurs aspects :

    • La lecture
      On peut souvent améliorer la capacité de lire avec l’utilisation de systèmes optiques ou électroniques qui permettent d’agrandir l’image. Au début, ces systèmes sont souvent difficiles à utiliser et ne donnent qu’une lecture lente. Mais l’apprentissage grâce aux séances de rééducation vont aider le malvoyant à être de plus en plus efficace.


    • La locomotion
      La malvoyance surtout quand elle touche le champ visuel va rendre difficile les déplacements dans la rue, les magasins … La rééducation va rendre confiance et créer chez le malvoyant les nouveaux réflexes qui vont lui permettre de sortir de chez lui.


    • La vie quotidienne
      De nombreux actes de la vie quotidienne comme faire la cuisine peuvent aussi être “réappris”.




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