Vitrectomie pour trou maculaire
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Vous êtes atteint d'un trou maculaire responsable de vos
troubles visuels. Votre ophtalmologiste vous propose l'opération,
car la chirurgie constitue le seul moyen d'améliorer votre
vision.
Cette fiche contient l'information sur l'opération qui
vous est proposée, sur ses résultats et sur ses
risques.
Le trou maculaire
Il correspond à un trou qui se forme au centre de la rétine,
appelé macula. Il s'agit d'une pathologie habituellement
liée au vieillissement de l'oeil.
Pourquoi opérer le trou maculaire
Parce que le trou peut entraîner une baisse progressive
de l'acuité visuelle jusqu'à une tache centrale
et des déformations. Cependant, cette affection n'entraîne
jamais une cécité complète.
L'opération de vitrectomie pour trou maculalre
L'intervention est réalisée alors que le patient
est installé sur le dos, en milieu chirurgical stérile
et sous microscope. Elle représente un geste chirurgical
majeur car le corps vitré est retiré (vitrectomie).
Dans un second temps, à l'aide de micro-instruments, des
membranes peuvent être pelées de la surface de la
rétine. Il est possible aussi d'ajouter un produit servant
de "colle". L'intervention s'achève en remplissant
l'oeil avec un gaz. Le gaz est éliminé progressivement
au cours des premières semaines qui suivent l'opération.
Les voyages en avion sont contre-indiqués en présence
de gaz intraoculaire. En cas d'anesthésie générale
pour un autre motif, la présence de gaz intraoculaire doit
être signalée à l'anesthésiste. Le
chirurgien peut être amené à tout moment à
modifier son plan initial.
Hospitalisation : Une immobilisation minimale
de quelques heures est nécessaire. Le mode d'hospitalisation
adapté à votre cas vous sera proposé par
votre ophtalmologiste en accord avec l'anesthésiste.
Anesthésie : L'oeil peut être insensibilisé
par des injections de voisinage. Une anesthésie générale
est également possible. Le choix résulte de l'avis
de votre ophtalmologiste et de celui du médecin anesthésiste.
Il prend en compte, si possible, votre souhait.
Incidents ou difficultés peropératoires : Ils sont
rares et imprévisibles : atteinte du cristallin, déchirure(s)
rétinienne(s), décollement de la rétine.
Évolution postopératoire habituelle
Dans la très grande majorité des cas elle impose
une position du patient tête penchée en avant. Ainsi,
le gaz appuie sur l'arrière de l'oeil où se trouve
le trou. Cette position est à respecter jour et nuit durant
8 à 15 jours selon les cas. En cas de douleurs liées
au maintien de ce positionnement, des médicaments peuvent
être indiqués.
La présence d'autres lésions de l'oeil peut limiter
la récupération visuelle.
Les soins locaux sont réduits à l'instillation
de gouttes, à l'application d'une pommade et au port d'une
protection selon des modalités et durant une période
qui vous seront précisées par votre chirurgien.
Il est parfois nécessaire de procéder à
l'ablation de fils de suture.
L'activité professionnelle, 1'utilisation de machines
ou d'instruments dangereux, la conduite automobile sont déconseillées
pendant une période limitée qui sera définie
par votre ophtalmologiste.
Les complications de l'opération de vitrectomie
pour trou maculaire
Bien qu'elle soit en généra1 suivie de bons résultats,
l'opération de vitrectomie pour trou maculaire n'échappe
pas à la règle générale selon laquelle
il n'existe pas de chirurgie sans risque. Il n'est donc pas possible
à votre ophtalmologiste de garantir fonnellement le succès
de l'intervention.
Les complications sévères de l'opération
de vitrectomie pour trou maculaire sont rares. Elles peuvent nécessiter
une réintervention et aboutir, dans les cas les plus extrêmes,
à la perte de toute vision de l'oeil opéré,
voire à la perte de l'oeil lui-même. Il s'agit de
:
déchirure(s) de la rétine, décollement de
la rétine pouvant survenir après l'intervention
et nécessiter un traitement complémentaire par réintervention
chirurgicale et/ou par laser,
amputation du champ visuel,
infection oculaire.
altération de la macula.
D'autres complications sont moins sévères, comme
cataracte, quasi constante.
augmentation de la pression intraoculaire.
Votre ophtalmologiste est disposé à
répondre à toute question complémentaire
que vous souhaiteriez lui poser.
Les dispositions réglementaires font obligation au
médecin de prouver qu'il a fourni l'information au
patient. Aussi vous demande-t-on de signer ce document dont
le double est conservé par votre médecin.
Je soussigné .................................................................................................
reconnais que la nature de l'intervention, ainsi que ses risques,
m'ont été expliqués en termes que j'ai
compris, et qu'il a été répondu de façon
satisfaisante à toutes les questions que j'ai posées.
J'ai disposé d'un délai de réflexion
suffisant et
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